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Sortie officielle de mon livre !

Bonjour à vous,

Aujourd’hui, je vous écris un article pour vous annoncer la sortie officielle de mon livre ! J’avais déjà évoqué ce projet il y a quelques mois qui est désormais achevé, et il n’aurait jamais vu le jour sans le blog Dépasser-son-Handicap.

Voilà comment tout a commencé.

Le 1er Avril 2015 (véridique), dans la soirée, je reçois un mail plutôt inattendu. Il s’agit d’un éditeur, qui, après avoir visité mon blog et lu quelques articles, me demande si je suis intéressé pour écrire un livre sur mon quotidien et les solutions que je trouve pour faire face à mon handicap. Je suis très surpris et j’ai du mal à croire ce que je lis dans un premier temps, il faut dire que la date ne m’aide pas à prendre ce mail de 3 lignes au sérieux. Je relis le mail plusieurs fois machinalement. C’est un peu trop beau pour être vrai, et puis je me demande bien en quoi ma vie peut intéresser les lecteurs. Il y a quand même un numéro de téléphone mobile à la fin du mail. Je décide donc d’appeler le lendemain.

Au téléphone, j’ai rapidement l’impression que c’était bel et bien une proposition sérieuse. Je lui demande alors quelles sont leurs motivations à me demander d’écrire, sachant que je n’ai jamais écris auparavant (à part les quelques articles du blog) et que mon parcours de vie est plutôt banal. La personne que j’ai au téléphone m’indique qu’elle a beaucoup aimé le message d’optimisme et le regard que je porte sur mon handicap et les difficultés auxquelles je suis confronté, à travers les articles du blog. Elle pense sincèrement que mon parcours et la façon dont je dépasse mon handicap au quotidien, pourrait vraiment aider les autres, aussi bien les personnes handicapées que le grand public. Cela pourrait les aides à être plus heureuses, ou bien à mieux vivre les difficultés du quotidien et relever les challenges auxquels la vie nous expose tous.

A ce moment-là, tout devient clair pour moi. Je suis immédiatement partant pour me lancer dans cette aventure, car je comprends que ce livre est une formidable opportunité pour aider les autres, au-delà de ce que je faisais déjà avec mon blog. Car être utile aux autres est pour moi une très grande source de motivation, la raison même pour laquelle j’ai créé ce blog. Je me suis donc lancé dans ce projet avec plaisir, bien que je ne me rendais clairement pas compte de tout le travail que cela représentait à ce moment-là.

Après plus de 8 mois d’écriture, pratiquement tous mes week-ends consacrés à cette tâche de juin 2015 à janvier 2016, de nombreux échanges avec l’éditeur, pour améliorer le livre, ré-écrire certains passages, en compléter d’autres, sans oublier la relecture, le choix du titre et de la couverture, ainsi que la promotion du livre, le livre paraît enfin en librairie ce lundi 14 novembre. Ce fut certes un travail de longue haleine mais ce fut aussi une activité passionnante que j’ai pris un réel plaisir à réaliser.

Voici un avant-goût, ci-dessous la couverture et la 4ème de couverture : (cliquer sur l’image pour agrandir)

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Le livre est disponible dès maintenant en version papier. Il est possible de le trouver très sur internet via Amazon à l’adresse suivante : ici. Il est tout à fait possible de le trouver en librairie, comme à la Fnac : en magasin ou sur internet. Etant donné le nombre limité d’exemplaires (2500 environ), il est probable qu’il faille le commander en librairie pour l’avoir.

Une version au format numérique est également disponible, afin que tous les publics, notamment handicapés, puissent le lire sans difficultés. On peut la trouver sur Amazon : ici. Avantages supplémentaires : la version numérique est disponible en quantité illimitée et vous pourrez commencer tout de suite votre lecture.
Je tiens vraiment à remercier mon éditeur, Carnets Nord, de m’avoir proposé d’écrire ce livre. Un immense merci en particulier à Frédérique, qui a découvert mon blog et grâce à qui j’ai eu la chance d’écrire ce livre, et à Florence pour son aide dans la rédaction, la relecture et la finalisation du livre sans oublier la phase de promotion, qui ne fait que commencer.
Je souhaite que ce livre puisse aider un maximum de personnes, handicapées ou pas. C’est en tout cas l’objectif que je me suis fixé. Si vous avez eu l’occasion de le lire, je vous remercie de me faire part de vos impressions, par mail ou en commentaires. J’ai hâte de connaître les avis de mes premiers lecteurs !

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Voyage à NY : Aspects pratiques

Bonjour à tous,

Aujourd’hui voici le 5ème article de la série sur New York, concernant tous les aspects pratiques et techniques de l’organisation d’un tel voyage lorsque l’on est en situation de handicap moteur.

Lorsque l’on est en situation de handicap, il y a toujours plein d’aspects pratiques et de petits détails auxquels il faut penser sous peine de compromettre son voyage. Cet article est fait pour vous apporter une réponse sur ces points là.

Formalités pour les douanes américaines

Démarches administratives 

Bien entendu, la première étape de votre voyage à New York sera de passer les douanes américaines. Cela exige quelques démarches (pour tous) et quelques précautions supplémentaires avec un handicap.

Si vous allez aux Etats-Unis (avec la nationalité française), vous devez avoir un passeport comme document d’identité. Pensez à bien vérifier que la date de fin de validité est postérieure à votre date de retour. Si vous n’avez pas de passeport, il faut en faire faire un en s’y prenant longtemps à l’avance (renseigner vous auprès de la Mairie de votre commune).

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Mais ce n’est pas tout : pour les Etats-Unis, une procédure supplémentaire est nécessaire (obligatoire) : la demande d’ESTA. C’est un document qui vous permet de rester 3 mois au maximum sur le territoire américain. Au delà de cette durée, un VISA est nécessaire. Concrètement, il faut remplir un formulaire avec des renseignements sur votre état civil et quelques questions, payer 14 $ pour une personne, et attendre que l’autorisation vous soit accordée pour vous rendre aux Etats-Unis.

Rendez-vous sur cette page pour effectuer une demande d’ESTA.

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Généralement vous aurez une réponse sous 48H, quelques jours dans certains cas. Le plus prudent est d’effectuer cette démarche quelques semaines avant votre départ. Soyez très attentifs lorsque vous remplissez le formulaire : les informations saisies et celles figurant sur votre passeport doivent absolument correspondre. Sinon vous risquez de repartir tout de suite dans l’autre sens à votre arrivée.

Pour plus d’informations sur les formalités pour vous rendre aux Etats-Unis, allez sur la page suivante : ici.

Pour en savoir plus, je vous recommande aussi cette infographie synthétique et très bien faite concernant la demande d’ESTA (www.formulaireesta.org), ou mieux encore cette vidéo : ici.

Le passage de la douane 

Une fois arrivés aux Etats-Unis, munis de votre passeport et de la photocopie de votre autorisation de voyage (ESTA), juste après votre sortie de l’avion, vous passerez la douane américaine. Ce n’est pas forcément le moment le plus agréable du séjour, même si tout se passe bien en général. Avec un fauteuil roulant, vous passerez devant un douanier en priorité sans faire la queue. Il prendra votre passeport, vérifiera si tout concorde avec la demande d’ESTA, et vous posera quelques questions (simples rassurez-vous : d’où vous venez, votre destination, pour quelle raison vous allez aux Etats-Unis, etc…). Pour terminer, il prendra une photo de vous et scannera vos empreintes digitales (dans la mesure du possible), et si tout est ok, tamponnera enfin votre passeport. Vous voilà désormais admis sur le territoire américain !

De mon côté, tout s’est vraiment très bien passé. Le douanier était plutôt sympathique, il a posé quelques questions très simples, il m’a pris en photo et j’ai en revanche été dispensé de scanner mes empreintes digitales.

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Ensuite vous passerez les contrôles pour les bagages à main, avant de récupérer vos bagages en soute sur le tapis roulant. De mon côté tous les bagages à main (2 assistances respiratoires et un sac à dos) sont passés comme une lettre à la poste.

Bien que mon matériel n’ait quasiment pas été contrôlé à la frontière américaine, il se peut tout à fait que ce soit le cas pour vous. Quelques précautions s’imposent pour faire passer votre matériel sans encombres. Pour vos appareils électriques tels que les assistances respiratoires, il est nécessaire de vous munir d’un certificat de douane, qui explique que ce matériel est indispensable pour votre santé. Demander les directement auprès de votre fournisseur de matériel. Pour ce qui est de vos médicaments et fournitures médicales, vous devez avoir avec vous les ordonnances correspondantes. D’une manière générale, il faut toujours être en mesure de justifier ce que vous apportez avec vous qui est spécifique à votre handicap. Pour un fauteuil roulant, en revanche, aucun justificatif ne vous sera demandé.

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Un dernier point important, si vous avez une prothèse ou autre élément métallique dans le corps suite à une intervention chirurgicale. Si c’est votre cas, vous allez forcément faire biper les portiques de sécurité. Il faut donc pouvoir le justifier, avec un document de votre médecin traitant ou bien la photocopie d’une radio par exemple. Dans mon cas, j’ai des tiges métalliques le long de la colonne vertébrale, j’ai donc fait faire un certificat médical par mon médecin mais dans la pratique on ne m’a rien demandé.

Aspects techniques : le courant électrique

Avec un handicap, il y a des chances que vous utilisiez des appareils électriques. Le courant électrique un élément auquel il convient d’être particulièrement vigilant, surtout si ces appareils revêtent un caractère indispensable voire même vital.

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Comme vous le savez peut-être, le courant électrique américain est différent de celui que l’on trouve en Europe. Il n’y a pas que la forme de la prise qui diffère. Aux Etats-Unis, la tension est de 110 V et la fréquence 60 Hz (contrairement à l’Europe avec 220 V / 50 Hz).

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Néanmoins beaucoup d’appareils européens fonctionnent avec le courant américain. C’est le cas des téléphones portables par exemple. Dans mon cas, tous mes appareils ont fonctionné normalement avec le courant américain : aussi bien la recharge de mon fauteuil roulant que des mes 2 assistances respiratoires. Généralement, il suffit de regarder la plage de tension et de fréquence admise par le transformateur. Si c’est indiqué (100 – 240 V et 50 / 60 Hz), l’appareil fonctionnera avec le courant américain. Quoiqu’il en soit, vérifier bien avec le fabricant ou revendeur de votre fauteuil roulant, et autres fournisseurs de matériel électrique que ces appareils fonctionnent avec ce courant électrique, afin d’éviter bien des difficultés sur place.

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Dans le cas où les appareils ne fonctionnent pas avec le courant américain, pas de problème : il existe une solution ! Dans ce cas il vous suffit de faire l’acquisition d’un convertisseur, qui convertira le courant américain en courant européen, et rendra tous vos appareils compatibles. Attention toutefois à la puissance maximale supportée par le convertisseur, qui doit être supérieure à celle de vos appareils. Voici un exemple convertisseur de courant ici.

Pour les appareils électriques compatibles avec le courant américain, il vous faudra de toute façon un adaptateur pour les brancher sur les prises américaines. Je vous conseille de prendre un adaptateur de bonne qualité et une multiprise afin de brancher tous vos appareils sur une seule prise, c’est plus pratique. Pour ma part, j’ai fait l’acquisition du modèle suivant : lien.

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Un point vital : Les WC accessibles

Avec un fauteuil roulant (en particulier électrique), il n’est pas toujours facile de trouver des toilettes suffisamment grandes pour pouvoir rentrer avec. A New York, cependant, il est assez simple de trouver des WC accessibles, bien que leur taille soit variable. En Anglais, l’expression « rest rooms«  désigne les toilettes.

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Déjà, sachez que tous les sites touristiques que j’ai visités présentaient des WC accessibles. Profitez de votre visite pour y aller. Je vous conseille donc les toilettes de l’Empire State Building (immenses), du Musée d’Histoire Naturelle (très grandes), de la Statue de la Liberté (assez grandes), du Top of the Rock (assez grandes).

Ce ne sont bien sûr pas les seuls endroits où en trouver. On peut en trouver dans les grandes chaines de fast food (McDonald’s ou Starbucks Coffee par exemple), dans les centres commerciaux et grands magasins (Time Warner Center ou Macy’s). Il y aussi des WC publics accessibles mais ils ne sont pas très nombreux. J’en ai trouvé dans certains parcs comme le Washington Square.

A ne pas oublier : L’assurance santé  

Un dernier point important concerne les assurances relatives à la santé. Aux Etats-Unis, vous ne serez pas couverts& par la Sécurité Sociale, et les soins sont extrêmement coûteux. Il est donc préférable de souscrire à une assurance santé pendant votre séjour, afin d’éviter de se retrouver dans une situation délicate, d’autant plus lorsque l’on est en situation de handicap.

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Car en cas de problème de santé, sans assurance, ce sera à vous de régler l’ensemble des frais médicaux. Et seuls les soins médicaux urgents et imprévus pourront, éventuellement, être pris en charge par votre Caisse d’Assurance Maladie à votre retour en France (voir cette page).

Vous pouvez par exemple souscrire à une telle assurance en ligne auprès de Mondial Assistance. Comptez 60 € par personne environ pour une semaine aux Etats-Unis.

 

J’en ai terminé pour les aspects pratiques. J’ai essayé d’être le plus exhaustif possible mais il se peut que je n’ai pas abordé certains points. Si vous trouvez d’autres choses à rajouter, vous pouvez me le signaler en commentaire.

 

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Voyage à NY : Les sites touristiques (accessibilité)

Bonjour,

Suite de la série d’articles sur mon voyage à New York cette semaine. C’est bien beau de pouvoir voyager en avion jusqu’à New York, de pouvoir se déplacer et se loger dans Manhattan. Reste une question à laquelle cet article va tenter de répondre : que fait-on une fois sur place ?

Là encore un constat s’impose : l’accessibilité des sites touristiques est très bonne. Tout est prévu pour les personnes handicapées. Vous aurez même droit à quelques avantages avec votre handicap, comme le droit d’éviter les files d’attente, tout en visitant comme tout le monde des lieux mythiques !

Petit tour d’horizon des sites incontournables de New York, avec toutes les infos importantes lorsque l’on est en fauteuil roulant.

L’Empire State Building

S’il y a bien un lieu à visiter, c’est bien l’Empire State Building. Impossible de le louper, c’est l’un des buildings les plus hauts de Manhattan et du monde. La vue depuis l’observatoire au 86ème étage est à couper le souffle. C’est le meilleure endroit pour observer la ville d’en haut, avec 4 points de vue différents : le sud de Manhattan (Financial District, Statue de la Liberté, la tour One World Trade Center, Flatiron Building), le nord de Manhattan (Central Park, Times Square, Chrysler Building), l’Hudson River à l’Ouest et comme son nom l’indique l’East River à l’Est.

L’Empire State Building (ESB) est situé n° 350 de la célèbre 5ème Avenue, entre la 33ème et la 34ème rue. L’accès s’effectue directement sur l’avenue. Dès le hall on prend conscience de la puissance du lieu. En fauteuil roulant on vous fera prendre un premier ascenseur (pour accéder à la file d’attente). Arrivé à ce niveau, vous passerez en priorité, direction les portiques de sécurité. Avec un fauteuil roulant vous serez contrôlé mais vous ne passerez pas par le portique pour ne pas biper. Si vous n’avez pas de ticket vous devrez passer par les caisses.

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Le prix est de 32 $ par personne pour accéder à la terrasse du 86ème étage et de 52 $ pour aller jusqu’à la base de l’antenne au 102ème étage ! Je me suis contenté du 86ème, où la vue est déjà exceptionnelle. Cependant, la solution la plus économique est de prendre un pass qui vous permettra d’accéder aux principaux sites touristiques avec un tarif intéressant. Je vous conseille le New York City Pass, 6 attractions pour 116 $.

Une fois les tickets en main, c’est enfin le moment de l’ascension. Là encore avec un fauteuil vous passerez en priorité pour accéder à l’ascenseur qui vous mènera dans un premier temps au 80ème étage. Il y a beaucoup de place dans l’ascenseur. Et autant vous dire que la montée est rapide : 45 secondes pour atteindre le 80ème et une accélération impressionnante au démarrage ! Puis un troisième et dernier ascenseur vous mènera enfin au 86ème, le niveau de l’observatoire. Il ne vous reste qu’à sortir sur la terrasse pour profiter d’une vue inoubliable sur New York.

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Tout en bien pensé pour les personnes en fauteuil, sur les 4 cotés de la tour une partie du mur est abaissée afin que tout le monde puisse voir et il y a beaucoup de place pour circuler. Je vous conseille d’y aller quand il y a peu d’affluence pour mieux profiter de la vue, tôt le matin ou vers 16H.

C’est vraiment impressionnant d’être si haut perché au-dessus de la ville, il est difficile de décrire l’impression que ça fait d’être au sommet. Il faut y aller pour le savoir. En tout cas, il se peut que vous restiez des heures là-haut tant il y a de choses à observer.

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La Statue de La Liberté et Ellis Island 

Il s’agit de la 2ème visite qui me paraît la plus incontournable après l’ESB. La Statue de la Liberté est un des principaux symboles des Etats-Unis d’Amérique ! Vue de Manhattan, elle est toute petite. Il vous faudra en effet prendre le bateau pour aller au pied de la statue, situé sur Liberty Island. Avant de retourner sur Manhattan, vous ferez un détour par l’île voisine d’Ellis Island, qui fut un temps la porte des Etats-Unis, par laquelle plus de 12 millions de migrants ont transité pendant un demi-siècle. Elle abrite aujourd’hui le musée de l’immigration, qui retrace l’histoire du rêve américain.

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Là encore vous ne devriez pas rencontrer de difficultés si vous utilisez un fauteuil roulant. L’accès aux navettes fluviales est situé à la pointe Sud de Manhattan, à l’intérieur de Battery Park. Il vous faudra ensuite acheter des tickets ou bien les obtenir avec votre New York City Pass. Une fois les tickets en main, dirigez-vous vers la file d’attente pour accéder à l’embarcadère. Avec un fauteuil roulant vous passerez là encore devant tout le monde et aurez le privilège d’être le premier à franchir les contrôles de sécurité. Même procédure que pour l’Empire State. Ensuite vous n’avez plus qu’à attendre le bateau pour embarquer.

navette-1Les navettes sont accessibles en fauteuil roulant par l’intermédiaire d’une rampe d’embarquement. La plupart de ces rampes sont facilement franchissables aussi bien avec un fauteuil électrique que manuel, il n’y a aucune marche et la pente n’est pas trop importante. Néanmoins, certains bateaux sont moins faciles d’accès car leur rampe n’est pas très adaptée, avec une petite marche avant et après, ainsi qu’une pente plus importante. Le personnel de la navette pourra de toute façon vous aider si vous avez des difficultés à monter. Une fois à bord il y a des emplacements réservés pour les fauteuils et les personnes à mobilité réduite (places pour s’asseoir), d’où vous pourrez profiter de la superbe vue sur Manhattan et La Statue de La Liberté pendant la traversée. Les navettes vont de Manhattan à Liberty Island, puis de Liberty Island à Ellis Island, et enfin d’Ellis Island à Manhattan. Le temps de parcours est assez court, 20 minutes au maximum. Avec un fauteuil roulant, vous n’aurez pas à faire la queue avant de prendre la navette, ce qui vous fera gagner beaucoup de temps.

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Une fois sur Liberty Island, il y a beaucoup de place pour circuler et l’île est relativement petite. La première chose à faire est d’aller observer la skyline de New York au Nord : la vue est tout simplement sublime ! Ensuite, vous pourrez aller au pied de la Statue de La Liberté. La Statue paraît petite par rapport à tout ce qu’elle représente. Dans les films, on a toujours l’impression qu’elle est immense. La première fois qu’on la voit en vrai, on met un certain temps à réaliser que c’est la réalité.

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Sur place, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour vous restaurer. Je vous conseille de pique-niquer sur place, dans le parc autour de la statue, c’est un cadre très agréable avec en prime la vue sur New York. Vous trouverez également des WC accessibles. Et bien sûr de nombreuses boutiques de souvenirs pour les touristes. Vous pourrez enfin découvrir un musée de la statue au niveau du socle. Bien entendu tout est accessible en fauteuil roulant, à l’exception de la visite de la torche de la statue.

Vous pourrez ensuite reprendre le bateau pour Ellis Island. Rien ne vous oblige à vous arrêter sur l’île, vous pouvez attendre que la navette reparte à destination de Manhattan. Mais je vous conseille vraiment d’y faire escale pour visiter le musée de l’immigration et vous imprégner de l’ambiance particulière de ce lieu chargé d’histoire. Vous prendrez alors conscience de ce que sont les Etats-Unis, un pays dont la population est issue en grande partie de l’immigration. Vous comprendrez mieux les valeurs de la société américaine et quelle est l’essence du rêve américain.

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Là encore tout a été prévu pour les personnes en fauteuil roulant. Je n’ai pas rencontré de difficultés pour visiter le musée. Il y a des ascenseurs pour accéder à l’étage. Il y a juste quelques portes qui ne sont pas très larges (environ 70 cm) pour accéder à certaines salles, mais vous devriez passer.

Central Park 

Si vous êtes de passage à New York, vous ne pouvez faire l’impasse sur Central Park. C’est un parc urbain immense, qui a pour dimensions 4 km sur 800 m, véritable oasis de verdure au milieu des gratte-ciels. C’est un lieu très calme et apaisant en contraste avec le tumulte permanent de Manhattan, tout en étant en plein cœur de la ville.

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Vous aurez un très beau point de vue sur les buildings à certains endroits. Dans des coins plus reculés du parc, vous aurez l’impression d’être en pleine foret, bien loin de la ville, et vous risquez même de vous perdre, comme cela m’est arrivé. Le parc comporte aussi de nombreux étangs et un lac appelé « le réservoir », d’une superficie de plus de 42 hectares.

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En fauteuil roulant, la majorité des allées du parc est très carrossable. Les grandes allées sont goudronnées et très larges. Les petites allées sont le plus souvent en terre battue mais ça roule plutôt bien. J’ai en revanche rencontré quelques difficultés à proximité d’un des étangs, une partie du parc un peu vallonnée où beaucoup de chemins comportaient quelques marches. J’ai néanmoins trouvé un chemin sans marche pour traverser la zone, qui n’était pas indiqué.

Je vous conseille de visiter le parc dans la matinée et en semaine, quand il y a peu de monde. Vous en profitez encore mieux du calme et de la verdure.

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Central Park est loin d’être le seul parc de la ville. Il y en a pleins d’autres disséminés un peu partout dans Manhattan, généralement appelés square. Parmi eux je vous en recommande 2 : Bryant Square et Washington Square. Bryant Square est un endroit très agréable avec une grande pelouse, de nombreux bancs, chaises et parasols en libre service, situé à coté de la New York Public Library, la grande bibliothèque. Un endroit idéal pour contempler les nombreux buildings alentours, donc l’Empire State. Situé au tout début de la 5ème  Avenue, Washington Square est un endroit très animé, avec de grandes pelouses et une grande fontaine qui rafraîchit l’ambiance lorsqu’il fait chaud. Le parc offre une belle vue à la fois sur la tour One au Sud et l’Empire State au Nord, que vous pourrez observer à travers un monumental arc de triomphe.

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Top of the Rock 

Le Top of the Rock est la terrasse du très célèbre Rockefeller Center, aux 68ème, 69ème et 70ème étages de l’immeuble. L’expérience est différente de l’Empire State Building mais vaut tout autant le détour. Certains vous diront même que c’est mieux. Le Top of the Rock se situe à l’angle de la 50ème rue et de la 6ème avenue (Avenue of the Americas). Il offre une vue époustouflante la ville. Au Nord, vous aurez une magnifique vue d’ensemble sur Central Park, ainsi que sur le plus haut immeuble d’habitation au monde, le 432 Park Avenue et ses 425 m, assez atypique. Au Sud, vous pourrez profiter de la vue sur le concurrent direct du Rockefeller Center : L’Empire State Building, et plein d’autres comme le Chrysler et le Met Life Building.

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En fauteuil roulant les choses se déroulent à peu près de la même façon que pour l’ESB. Vous passerez en priorité aux caisses pour acheter vos billets ou présenter votre New York City Pass. Ensuite vous ne ferez pas la queue pour l’ascenseur. Ascenseur qui en soit est une attraction, avec un toit transparent où vous verrez défiler les étages à toute vitesse, le tout en lumière et en musique (voir cette vidéo). Il est bien sûr très spacieux, comme la plupart des ascenseurs américains me direz-vous.

Arrivé au sommet, il est très facile d’observer la ville en fauteuil avec les grandes vitres tout autour de la terrasse. Il y a beaucoup de place pour circuler, beaucoup plus qu’à l’Empire State. Il y a trois niveaux d’observations, tous accessibles par ascenseur. Vous y trouverez aussi des WC pour les personnes handicapées. Je vous recommande d’aller à tous les niveaux pour profiter de points de vue différents. Regardez aussi en direction du bas pour tenter d’apercevoir les voitures vues d’en haut, c’est vraiment impressionnant.

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Pour redescendre il suffit de reprendre un ascenseur qui vous mènera au niveau de la rue, avec un passage obligé par la boutique de souvenirs avant de sortir.

Les Musées

New York est aussi réputé pour ses célèbres musées. Entre le MET, le Musée d’histoire naturelle, le MoMA, le Guggenheim, et pleins d’autres, il y en a pour tous les goûts. J’ai eu l’occasion d’en visiter 2 parmi ceux que je vous ai cités, dont la visite est inclue dans le City Pass.

Là encore avec un fauteuil roulant vous n’aurez absolument aucun problème. Tout les niveaux sont accessibles par ascenseur et les salles d’exposition sont très spacieuses. Vous aurez la place de circuler même en cas de forte affluence.

Le Musée d’histoire naturelle est devenu connu dans le monde entier depuis qu’il a servi de décors pour le film La nuit au Musée avec Ben Stiller. Le musée se situe à l’ouest de Central Park, au niveau de la 77ème rue. Dès que vous serez devant la façade, vous le reconnaîtrez. L’accès pour les personnes handicapées s’effectue à droite de l’entrée principale. La première étape est d’acheter des places ou bien de présenter son City Pass. Vous pourrez ensuite accéder au musée par l’intermédiaire d’un grand ascenseurs.

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La plupart des pièces d’exposition sont immenses, en particulier celle des dinosaures. J’ai rarement vu un musée où il y avait autant de place pour circuler. Le Musée est très grand et les collections s’étalent sur 4 niveaux. Contrairement à ce que tout le monde pense après avoir vu le film, le musée ne comporte pas que des animaux empaillés, des dinosaures et des figurines d’hommes et femmes de toutes les époques. Il y a également tout un niveau dédié à l’exploration spatiale et même un planétarium. Il vous sera également possible de visionner un film en 3D et en IMAX sur les grands parcs nationaux américains (Yellowstone, Bryce Canyon, etc…). Vous pouvez y passer la journée tant il y a de choses à voir uniquement dans ce musée.

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Le MET ou Metropolitan Museum of Art est un autre très grand musée de New York, réputé pour les œuvres et tableaux mondialement connus qu’il abrite. Il est assez proche du Musée d’histoire naturelle, mais à l’est de Central Park, au niveau de la 80ème rue. L’accès pour les personnes handicapées est situé à gauche du grand escalier à l’avant du bâtiment. Comme d’habitude vous commencez par acheter vos billets ou présenter votre City Pass. Ensuite vous pouvez débuter votre visite.

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Là encore ce musée est gigantesque et possède de très riches collections. Vous pouvez accéder aux 4 niveaux par l’intermédiaire de grands ascenseurs. Il est très facile de circuler dans le musée en raison de la taille des salles. Vous vous rendrez vite compte que bien peu d’œuvres parviennent des Etats-Unis. La plupart des œuvres proviennent d’Europe. Vous y observerez notamment des toiles mondialement connues de Van Gogh, Matisse ou Gauguin pour ne citer qu’eux. Il y aussi beaucoup de choses concernant l’Art Contemporain, pour ceux qui aiment. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’aile égyptienne, avec une reconstitution d’un temple grandeur nature ! Il n’y a que les américains pour faire ça. Il y a également beaucoup de pièces concernant les époques grecque et romaine. En fauteuil roulant, vous ne manquerez rien. Il sera difficile de tout voir en une journée. Le mieux est de choisir ce que vous préférez voir si vous restez peu de temps à New York.

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Le Shopping

Sans être un grand amateur de shopping, il faut reconnaître que c’est une activité incontournable dans une ville comme New York. Il faut savoir notamment que les prix des vêtements de marque sont moins élevés qu’en France. Si vous ne devez faire qu’un magasin, allez faire un tour dans le plus grand magasin du monde : Le Macy’s. Pour faire simple, c’est l’équivalent des Galeries Lafayette aux Etats-Unis. Et effectivement le Macy’s de New York est absolument gigantesque : une surface énorme sur près de 11 niveaux ! Vous y retrouverez beaucoup de marques communes avec celles qu’on peut trouver en France comme Lacoste ou Polo Ralph Lauren.

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Le Macy’s est situé sur Broadway, au niveau de la 34ème  rue. Il est bien sûr très accessible aux personnes handicapées et en fauteuil roulant, avec ses très nombreux et spacieux ascenseurs. Il y a de grandes cabines d’essayage pour pouvoir entrer avec un fauteuil. Et surtout les vendeurs, toujours très gracieux se feront un plaisir de vous renseigner et de vous aider. C’est généralement le cas dans les autres grands magasins et centres commerciaux.

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Voyage à NY : Prendre l’avion avec un fauteuil roulant

Bonjour à vous,

Aujourd’hui je vous partage quelques conseils pour prendre l’avion lorsque l’on est en fauteuil roulant. Prendre un vol long-courrier avec un fauteuil roulant électrique et beaucoup de matériel nécessite une certaine organisation. En ce qui me concerne, c’est le point qui m’a demandé le plus de démarches dans la préparation de mon voyage à New York.

Le choix de la compagnie :

Comme on me l’a conseillé avant de partir, je vous recommande de choisir une bonne compagnie aérienne comme Air France, British Airways ou Lufthansa, et d’éviter les compagnies low-cost. C’est une sécurité si vous souhaitez voyager dans de bonnes conditions et retrouver votre fauteuil roulant en bon état à l’arrivée. Les 3 compagnies que je vous ai citées disposent de services d’assistance pour les personnes handicapées et seront à même de vous assurer un service de qualité.

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Vous allez sans doute me dire que c’est cher de voyager avec ces compagnies. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Mais ce sera tout moins coûteux que de payer les frais de réparation de votre fauteuil roulant. Si vous êtes nombreux à partir, rien ne vous empêche de voyager avec plusieurs compagnies : une pour le passager handicapé et son accompagnateur, une autre pour les autres passagers. C’est ce que nous avons fait pour voyager.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de voyager avec Air France, qui possède un bon service d’assistance pour les personnes handicapées : le service Saphir (voir cet article). C’était un bon choix bien que j’ai échappé de peu à la dernière grève, où j’ai du attendre la veille pour savoir si le vol était maintenu.

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La réservation :

Pour votre réservation, il est préférable de contacter la compagnie au préalable afin de s’assurer que le voyage est faisable, notamment en ce qui concerne le transport de votre fauteuil roulant. En effet, suivant la taille de votre fauteuil roulant, il se peut qu’il ne tienne pas dans la soute. Car dans tous les cas vous ne pourrez pas voyager en restant dans votre fauteuil roulant, faute de place et pour des raisons de sécurité. Mieux vaut donc se renseigner à l’avance, mais en général les vols transatlantiques sont opérés par de gros avions.

Comme pour les logements, je vous conseille de vous y prendre plusieurs mois à l’avance. Tout en sachant que les tarifs sont les plus intéressants 3 à 4 mois avant le départ. Vous ainsi que la compagnie aurez ainsi le temps de préparer votre trajet en avion. Sachez aussi que vous devez signaler votre handicap et vos besoins d’assistance au minimum 48H à l’avance, bien qu’il soit plus prudent de le faire au moment de la réservation.

Avec Air France, vous pouvez réserver par internet, par téléphone ou en agence. Vous pouvez joindre le service d’accompagnement des personnes handicapées d’Air France (Saphir) au 09 69 36 72 77 (prix d’un appel local) ou par mail : mail.saphir@airfrance.fr.

page réservation Air France

Voyager avec un handicap moteur :

La compagnie aérienne vous demandera sans doute de précisions sur votre handicap afin de vérifier si vous pouvez voyager en toute sécurité et pour savoir si vous avez besoin d’un accompagnateur. Celui-ci est obligatoire si vous ne pouvez pas mettre le masque ni enfiler le gilet de sauvetage seul (en cas de dépressurisation de l’appareil). Dans mon cas, c’était de toute façon indispensable compte tenu de mon handicap.

Au niveau de l’installation, les fauteuils utilisés pour transporter les personnes handicapées dans l’aéroport, les chaises de transfert et les sièges d’avion ne sont pas très confortables et ne possèdent pas d’appui-tête. Si comme moi vous avez très peu de mobilité, cela ne vous conviendra pas. Pour cela, j’ai fait réaliser une coque à ma taille par mon ergothérapeute, afin d’être tenu correctement. Car avec tous les formalités d’enregistrement et les contrôles de sécurité, vous devrez vous passer de votre fauteuil roulant personnel pendant environ 12H. Attention toutefois, la largeur de l’assise de la chaise de transfert de l’avion ne dépasse pas 35 cm.

Fauteuil transfert aéroport

Il y a d’autres précautions à prendre si votre handicap implique une faiblesse cardiaque et respiratoire, comme c’est mon cas. Déjà, la première étape est de demander son avis au médecin traitant pour effectuer un tel voyage.

Concernant une faiblesse respiratoire, il est primordial de s’assurer que vous pourrez respirer normalement. Bien que les avions soient tous pressurisés (et heureusement d’ailleurs !), la pression atmosphérique dans les avions en altitude de croisière correspond à celle que l’on rencontre en haute montagne (à 2500 mètres), 25% inférieure à la pression au niveau de la mer. De plus, cette pression varie rapidement lors des phases de décollage et d’atterrissage. Vous devez donc vous assurer que cela conviendra à votre organisme pendant la durée du vol (7H30 pour un Paris – New York). Il est possible de faire un test d’altitude à l’hôpital pour en être sur, c’est ce que j’ai fait (rassurez-vous ça ne dure que 30 minutes !).

Si cela ne s’avérait pas suffisant, sachez que vous pouvez demander à Air France de vous fournir de l’oxygène durant le vol (service payant), et dans ce cas vous respirerez de l’air à la pression atmosphérique du niveau de la mer. Il est interdit d’utiliser ses propres bouteilles d’oxygène à bord.

Si vous utilisez un appareil respiratoire pour respirer, il est tout à fait possible de le garder avec soi et l’utiliser pendant le vol. Néanmoins, dans ce cas, vous devez déclarer cet appareil auprès de la compagnie : marque et nom de l’appareil, taille et poids, type et quantité de batteries (voir la notice des appareils). L’appareil doit pour cela être homologué, beaucoup le sont, et son poids est comptabilisé dans les 12 kg par personne autorisés en cabines pour les bagages. Il faut impérativement prévoir une durée de batterie suffisante pour la durée du vol + 50% (soit 12H pour un Paris – New York), ainsi qu’un 2ème appareil en cas de panne du premier. Car il n’y a pas de prises électriques en classe économique. Enfin, il faut s’assurer que l’appareil fonctionne à la pression à bord de l’appareil (soit 750 hPa).

Dans mon cas, j’ai utilisé un Astral 100 de Resmed, homologué par Air France pour le transport aérien. Tout a fonctionné normalement, il restait encore de longues heures de batterie à l’arrivée. J’ai eu l’impression de respirer normalement tout au long du vol. J’ai juste eu un peu plus de mal que d’habitude à me passer d’assistance respiratoire au moment du repas, en raison de l’altitude. J’ai bien sûr transporté avec moi en cabine un second appareil au cas où.

Machine assistance respiratoire

Concernant les difficultés cardiaques, il convient de vérifier avec son cardiologue qu’il n’y a pas de contre-indication.

Autre point important, si vous prenez des médicaments, vous pouvez les avoir avec vous à bord à condition d’avoir les ordonnances sur vous. Attention aussi à bien tenir compte du décalage horaire dans la prise des médicaments pour éviter les surdoses ou l’inverse. Pour cela demandez conseil à votre médecin.

Une autorisation médicale peut vous être nécessaire dans des cas spécifiques. Avec Air France, elle est nécessaire uniquement lorsque vous avez besoin d’oxygène avec un débit supérieur à 2 L/min ou bien lorsque vous devez voyager sur une civière. Dans ce cas il faut remplir un formulaire par un médecin, le soumettre au médecin de la compagnie qui donne ou non son accord. Plus d’informations ici.

Le transport de votre matériel (fauteuil roulant et autres) :

Avec un handicap moteur, il est fréquent de devoir transporter beaucoup de matériel avec soi au cours d’un voyage. Dans la plupart des cas, la plupart des compagnies aériennes transportent votre fauteuil roulant sans supplément. Il y a parfois un supplément au delà d’un certain poids. Pour ce que y est d’Air France, la compagnie transporte gratuitement une fauteuil roulant électrique sans limite de poids, ainsi qu’un autre bagage (fauteuil roulant manuel ou autre équipement).

La taille de la soute est parfois limitée. Avec un fauteuil roulant manuel pliant, il n’y aura aucun soucis. Avec un fauteuil électrique, c’est un peu différent. Par exemple, dans l’A380 la hauteur maximale est de 1 m, ce qui implique de démonter l’appui-tête et d’incliner le dossier pour que ça passe.

Pour transporter un fauteuil roulant électrique, vous devrez dans un premier temps donner ses dimensions et son poids à la compagnie. Vous devrez ensuite leur indiquer le type de batterie (sèche ou humide). Votre revendeur de fauteuil roulant peut vous fournir cette information. Dans le cas des batteries sèches, il suffit de couper l’alimentation électrique du fauteuil pour le transport aérien (heureusement les batteries au plomb de mon fauteuil ont un électrolyte sous forme de gel). En revanche, pour les fauteuils à batteries humides, il sera nécessaire de démonter les batteries pour qu’elles voyage dans une caisse hermétique à part (pratique lorsqu’elles pèsent 30 kg chacune !).

A l’aéroport votre fauteuil roulant sera enregistré comme bagage et traité comme tel. Le personnel chargé de mettre votre matériel dans l’avion n’est pas réputé pour sa douceur. Si vous voulez retrouver votre fauteuil roulant dans le même état au départ et à l’arrivée, vous devrez le protéger et l’emballer avec du film plastique. Je vous recommande de transporter avec vous ou dans vos valises les éléments qui ne sont pas bien fixés au fauteuil ou fragiles (commande, appui-tête, coussins, etc…) pour éviter la casse et les pertes. Protéger en particulier la commande pour qu’elle ne s’abîme pas et ne soit pas déréglée avec la manutention et les vibrations durant le vol. Voilà à quoi ressemblait mon fauteuil après emballage :

Fauteuil roulant électrique emballé

Etiquette fauteuil roulant jfk

 

Je l’ai retrouvé dans le même état à l’arrivée, la commande a juste été un peu déréglée (mais je ne l’avais pas si bien protégée il faut dire). Et je n’ai pas retrouvé tout de suite la pièce pour fixer l’appui-tête, heureusement elle n’était pas bien loin.

Enfin, n’hésitez pas à mettre des autocollants « fragile » sur le fauteuil, un petit texte (« Merci de ne pas m’oublier ! / Don’t forget me please !) et un papier qui explique comment débrayer le fauteuil roulant pour le faire rouler manuellement (en français et en anglais).

Concernant les autres bagages, en général vous avez le droit à un bagage de 23 kg par personne en soute en classe économique, de dimension maximale 150 cm (en additionnant la longueur, la hauteur et la largeur). Air France transporte gratuitement un bagage supplémentaire pour la personne handicapée (pour transporter son matériel médical). Je n’ai pas eu besoin de ce bagage en plus, il y avait déjà bien assez de choses à transporter.

Dans les valises, vous avez pas mal de liberté quand à ce que vous pouvez transporter. Il vous est possible de transporter des éléments métalliques (comme les outils de votre fauteuil roulant). Si vous souhaitez transporter un appareil électrique qui contient des batteries, il faut le déclarer auprès de la compagnie aérienne (type et quantité de batteries). Il n’y pas de soucis en revanche pour tout le matériel médical, ni pour le chargeur du fauteuil roulant, les circuits de rechange des appareils respiratoires, une chambre à air de rechange. La valise pourra être contrôlée et ouverte mais cela ne pose pas de problème (les douanes américaines ont ouvert ma valise et tout est passé sans problème).

Dernier conseil pour vos bagages, n’oubliez pas de vous munir d’un certificat de douane pour vos appareils, c’est plus prudent. Car votre matériel, un peu spécifique, saura comme vous vous en doutez attirer l’attention des douaniers américains. En ce qui me concerne, on ne me les a pas demandé, dans un sens comme dans l’autre.

Le déroulement du voyage :

C’était la première fois que je prenais l’avion avec un fauteuil roulant, donc je ne savais pas exactement à quoi m’attendre. Il faut reconnaître que les choses sont bien organisées, aussi bien à Roissy qu’à JFK. Beaucoup de personnes handicapées moteur voyagent régulièrement, certes souvent avec un handicap plus léger que le mien. J’ai aussi été très satisfait par la qualité de service d’Air France.

Voici donc comment s’est déroulé mon voyage aller de l’arrivée à Roissy CDG à la sortie de l’aéroport JFK.

Le 2 août, je suis arrivé comme prévu à 11H à l’aéroport Roissy CDG (3H avant le vol), accompagné par ma mère, qui, il faut le dire, était plutôt chargée. Avec un gros sac à dos, une valise de 14 kg, un petit matelas dans sa housse de transport. Quant à moi, j’étais chargé de transporter dans mon dos mes 2 machines d’assistance respiratoire, 6 kg chacune.

Nous sommes arrivés par le TGV, dont la gare est située directement dans le terminal 2E, au sous-sol. Sur le quai, il est possible de prendre un chariot pour transporter plus facilement ses bagages. Direction ensuite l’ascenseur, où nous avons attendu 20 minutes pour pouvoir le prendre, en raison de l’affluence.

Nous avons ensuite marchés pendant 10 minutes jusqu’au comptoir d’Air France. On nous a redirigé vers l’espace d’accueil Saphir pour les personnes handicapées, un peu plus loin. C’est à ce moment que nous nous sommes enregistrés sur le vol AF 006 pour New York, sur simple présentation des passeports. Nos bagages en soute ont également été enregistrés à ce moment là, à savoir la valise, le matelas et le fauteuil roulant électrique. On nous a alors remis nos cartes d’embarquement ainsi que le reçu des bagages (très important).

C’est à ce moment là que j’ai du dire adieu à mon très cher fauteuil électrique. Il a fallut 15 bonnes minutes pour le préparer et l’emballer pour un long voyage de 6000 km. On m’a ensuite transféré dans le fauteuil roulant de l’aéroport, sur lequel nous avons attaché la coque dans laquelle j’étais assis. Nous avons ensuite accroché l’assistance respiratoire au dossier de ce fauteuil, en faisant attention à ce que le circuit ne se prenne pas dans les roues.

Après une vingtaine de minutes d’attente, nous sommes partis à destination de l’avion, accompagné par un des employés de l’assistance Saphir, qui a été très sympa avec nous, avec les bagages en cabine (2 assistances respiratoires et un sac à dos). Nous avons passé la douane française de façon prioritaire, en mois de 2 minutes. Ensuite, nous avons du prendre une sorte de métro aérien pour rejoindre la porte M44 et avant cela les contrôles de sécurité (Roissy est un aéroport immense, et encore je n’ai vu qu’un seul terminal !).

Est venu le moment des contrôles de sécurité, que je craignais un peu en raison de mon matériel spécifique. Là aussi nous sommes passés en priorité. L’assistance respiratoire et le sac à dos sont passés sur le tapis roulant, sans aucun problème. Quant à moi, je ne suis pas passé par le portique car de toute façon j’aurai bipé avec le fauteuil. J’ai été fouillé au niveau des bras et des jambes, et on m’a passé un détecteur (de je ne sais quoi) le long du corps. La 2ème assistance respiratoire est restée sur le fauteuil et n’a pas été contrôlée. Tout s’est passé comme sur des roulettes.

Fauteuil transfert aéroport

Enfin on nous a amené porte M44, dans la salle d’attente où j’ai pu découvrir ce mastodonte du ciel qu’est l’A380. Impressionnant ! Nous avons ensuite embarqué en premier, au même moment que les passagers en 1ère classe. Je suis resté sur le fauteuil de l’aéroport jusqu’à la porte de l’avion, où l’on m’a transféré sur la chaise de transfert de l’avion, très petite en comparaison. Le passage entre les sièges est vrai très étroit et ça passe tout juste. Moins d’une minute plus tard, nouveau transfert, sur le siège de l’avion cette fois-ci, sur lequel je vais passer les 8 prochaines heures.

Couloir embarquement A380

Salle d'attente A380

 

Le temps que tout les passagers montent à bord et prennent place sur leur siège, il faut patienter pendant quelques dizaines de minutes. Une fois que tous les bagages sont rangés, et toutes les ceintures attachées, vient le moment du roulage qui me semble durer une éternité. Puis vient enfin le moment du décollage, que j’attendais tant. Pour moi, le décollage est un moment extraordinaire, cela fait longtemps que je n’ai pas ressenti une telle accélération ! C’est aussi le moment où je prends conscience que mon rêve va vraiment se réaliser : dans quelques heures je serai à New York !

Pendant le vol, je n’ai pas fait grand chose si ce n’est regarder les cartes et notre localisation de temps en temps. Je dois reconnaître qu’au bout de quelques heures, je commence à avoir un peu mal car ça fait des heures que je n’ai pas bougé, et à trouver le temps long. C’est alors que je décide d’aller aux toilettes, et que je me rends compte qu’elles ne sont pas accessibles, contrairement à ce qu’indique Air France à propos de l’A380. Pour moi, on ne peut pas qualifier un WC de 40 cm par 60 cm d’accessible. Il est très difficile voire impossible de transférer une personne dessus. Quant aux personnes handicapées seules, je ne vois même pas comment elles font. Je ne comprends pas comment c’est possible avec le nombre de personnes handicapées qui voyagent, sur un avion qui se veut moderne, et pour des vols dont la durée peut dépasser les 13H ! Enfin, bref, j’ai quand même pu aller aux toilettes mais ça a été compliqué.

Localisation géographique carte

J’ai ensuite regardé la carte, nous étions tout proche de l’Amérique ! J’avais du mal à y croire. Et pourtant c’était bel et bien le cas : le pilote a alors indiqué que nous entamions la descente vers New York. Environ une heure plus tard, nous avons atterri à l’aéroport JFK. Nous avons laissé tous les passagers descendre, au moment où je commençais à m’impatienter de retrouver mon fauteuil électrique. Le service d’assistance est arrivé et c’est à ce moment que j’ai réalisé que j’étais aux Etats-Unis, en parlant avec ces employés de l’aéroport.

On m’a alors transféré sur le fauteuil manuel de l’aéroport, direction l’immigration (la douane américaine) ! Là aussi ce n’est pas le moment que j’attendais le plus. Pourtant, tout s’est très bien passé et le douanier était plutôt sympathique. Il nous a juste posé quelques questions, a vérifié et tamponné nos passeports. Il a enfin pris une photo de nous et pris les empreintes digitales de ma mère (j’ai été dispensé). Direction ensuite les tapis roulants pour la récupération des bagages. Nous avons pu récupérer la valise et le matelas tout de suite. Le fauteuil roulant est arrivé environ 10 minutes après. Je n’ai pas tout de suite pu remettre l’appui-tête mais tout fonctionnait normalement. Enfin, on nous a conduit vers la sortie du terminal 1 où le taxi devait nous attendre. Nous nous sommes adressés au « Welcome Center » où une dame a contacté pour nous le taxi. Nous avons retrouvé le taxi aménagé pour fauteuil roulant quelques minutes plus tard direction Manhattan cette fois-ci ! Bientôt les premiers buildings en vue.

Montée dans taxi

Image article logement accessible new york

Voyage à NY : Trouver un hébergement accessible

Bonjour à vous,

Aujourd’hui je publie le 2ème article de la série sur New York avec un point là aussi crucial lorsque l’on est en situation de handicap : trouver un hébergement accessible.

Pour commencer, sachez qu’à New York la demande en logement est très forte, non seulement celle des habitants mais aussi celle de tous ceux qui sont juste de passage. Inutile de vous préciser qu’il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour réserver. C’est encore plus vrai en ce qui concerne les hébergements accessibles, qui ne sont pas si nombreux (6 mois à l’avance au minimum).

Où se loger ?

Etant donné qu’il est difficile de prendre le métro de New York en fauteuil roulant et qu’il peut être très long de rejoindre Manhattan en bus depuis les autres quartiers, je vous conseille de vous loger en centre-ville.

Je ne vous cache pas qu’il est très couteux de se loger à New York, surtout dans Manhattan. En même temps c’est normal, car c’est l’une des villes les plus attractives au monde. A titre indicatif, un T2 dans Manhattan se loue en moyenne 4000 $ par mois par exemple.

C’est entre autres pour cette raison que je ne suis parti qu’une semaine, ce qui est suffisant pour voir ce qui est incontournable à New York.

Dans Manhattan, où que vous soyez, vous serez à proximité d’une ligne de bus (accessible) (voir l’article sur les déplacements) qui vous mènera au cœur du centre-ville en 25 minutes grand maximum. Si vous logez dans Manhattan, il est clair que vous gagnerez beaucoup de temps et que ce sera beaucoup plus facile si vous êtes en fauteuil roulant.

manhattan 3D

Hôtel ou Appartement ?

Le choix dépend de nombreux critères mais sachez que les deux sont possibles. Dans les 2 cas, on peut trouver des hébergements accessibles assez facilement. Mais bien entendu encore faut-il savoir ce que l’on entend par accessible, car cela dépend du handicap et des besoins de chacun.

Déjà, cela dépend du nombre de personnes à loger. Si vous êtes seul ou 2, le choix de l’hôtel sera le plus économique. Si vous êtes nombreux, à partir de 3 ou 4, louer un appartement s’avérera plus intéressant.

Pour les hôtels, il n’est pas difficile de trouver des chambres accessibles. Elles répondent aux normes américaines d’accessibilité de l’ADA (American with Disabilities Act), et sont assez similaires à celles que l’on peut trouver en France. Je peux vous conseiller les chaînes d’hôtel Quality Inn et Comfort Inn dont bon nombre d’établissements proposent de chambres adaptées pour 2 personnes. Une de mes connaissances, en fauteuil roulant électrique également, y a séjourné il y a quelques années. Les tarifs commencent à 150 $ la nuit dans Manhattan. Bien sûr il est préférable de contacter l’hôtel avant de réserver pour s’assurer que la chambre vous conviendra. En voici 3 d’entre-eux :

logo chaine d'hôtel

Il y a relativement peu de chambres accessibles par hôtel donc encore une fois je ne peux que vous conseiller de réserver très longtemps à l’avance.

Pour les locations d’appartements, je vous conseille de vous tourner vers des sites internet comme AirBnb ou Homelidays. L’offre en logement est abondante et l’avantage est que l’on peut sélectionner les logements accessibles, en cochant la case correspondante dans les critères de sélection (voir les captures d’écran ci-dessous). Mais attention : il faut bien vérifier ce que le propriétaire entend par accessible ! (parfois l’appartement est qualifié d’accessible, mais il y a juste une marche à l’entrée). Je vous recommande donc de contacter le propriétaire par mail afin de s’assurer que l’appartement est bien accessible suivant vos critères. N’hésitez pas non plus à demander des photos. La plupart des propriétaires répondent assez rapidement en général. Dans Manhattan, pour 4 personnes, les tarifs débutent à 170 $ la nuit en haute saison.

capture écran homelidays

capture écran airbnb

Dans mon cas, je m’assure que l’accès à l’appartement est de plain pied, que l’ascenseur est assez grand et les portes assez larges. Je vérifie aussi que la salle de bain est suffisamment grande et qu’elle possède une baignoire, et qu’il y a plusieurs prises électriques (pour mon fauteuil électrique et mes appareils respiratoires). Tous les critères ne sont pas toujours évidents à réunir mais on finit par trouver à condition de s’y prendre à l’avance.

logo homelidays airbnb

En ce qui me concerne, j’ai décidé de louer un appartement puisque nous étions 5, dans le quartier d’ « East Village », au Sud-Est de Manhattan. Sur le site internet Homelidays, que j’utilise de temps en temps, j’ai loué un T3 avec de la place pour 6 personnes, avec 2 chambres, un séjour avec cuisine, une salle de bain avec WC. Cet appartement est très accessible, selon mes critères. L’appartement se situe au 2ème étage d’un petit immeuble en briques, tout est de plein pieds et l’accès s’effectue par un grand ascenseur (dimensions 120 cm x 155 cm, largeur de porte 85 cm). Il y a suffisamment de place pour circuler dans toutes les pièces, hormis la salle de bain un peu petite pour un fauteuil roulant comme le mien. Les portes sont larges (85 cm au minimum). Les prises électriques sont nombreuses si vous avez des appareils à charger. Le loyer pour une semaine était de 1800 $ (du 2 au 9 Août), auquel il faut ajouter 500 $ de caution (remboursable) L’annonce pour cet appartement est visible ici. Je vous le recommande.

Image accueil déplacements

Voyage à NY : Se déplacer en fauteuil roulant

Aujourd’hui, voici le premier article de la série sur mon voyage à New York, autour d’un point essentiel lorsque l’on est en fauteuil roulant : les déplacements.

Après quelques jours passés à New York, je peux vous affirmer que c’est une ville très accessible en fauteuil roulant. Tout n’est pas parfait mais je n’ai rencontré pratiquement aucune difficulté à me déplacer, au cours des quelques dizaines de kilomètres que j’ai parcourus.

A pieds (et à roulettes) :

Il est facile de parcourir les rues de New York. Déjà les trottoirs de rues de Manhattan sont tous très larges et toujours abaissés au niveau des carrefours (à quelques très rares exceptions près). A New York les trottoirs ont un revêtement en béton et sont donc bien carrossables, hormis quelques trottoirs un peu défoncés par l’usure.

trottoirs en béton trottoir abaissé

 

 

 

 

 

 

 

Il y a une chose qui m’a agréablement surpris, surtout dans une ville où le trafic automobile est si intense : je n’ai vu absolument aucune voiture mal garée (ça change de la France) ! Une explication très simple à cela : la police New Yorkaise (la célèbre NYPD) est à tous les coins du rue et veille à ce que tout le monde respecte les règles de stationnement.

voiture police nypd

Autre chose, sachez que les New Yorkais sont très attentifs aux personnes handicapées, ils se décaleront immédiatement pour vous laisser passer s’ils vous gênent, et les automobilistes vous laisseront (en général) traverser la route tranquillement.

Au niveau des commerces, tous les grands magasins sont accessibles (notamment le célèbre Macy’s, le plus grand magasin du monde) et avec beaucoup de place pour circuler. C’est moins le cas pour les petites boutiques qui ont souvent une marche à l’entrée. Mais je vous rassure que ce n’est pas cela qui vous empêchera de dépenser votre argent.

Pour ce qui est des sites touristiques, il n’y a rien à dire : tout est accessible et prévu pour les personnes handicapées et en fauteuil roulant. Et tout le personnel vous indiquera les accès pour les fauteuils roulant sans même que vous ayez à le demander.

En transports en commun :

Les déplacements en fauteuil roulant deviennent cependant rapidement limités, et pour cause : New York est une ville absolument gigantesque ! Je ne m’en rendais pas vraiment compte avant de venir. Rien que Manhattan mesure 4 km de largeur pour une longueur de 20 km ! Pour vous rendre compte, il faut environ 40 minutes à pieds pour traverser Manhattan d’Est en Ouest.

Cependant, tous les transports en commun ne sont pas accessibles en fauteuil roulant. Je vous déconseille par exemple de prendre le métro, en particulier avec un fauteuil roulant électrique. Bien que les grandes stations soient équipées d’ascenseurs, le métro n’est pas toujours à la même hauteur que le quai, il peut y avoir une hauteur marche infranchissable en fauteuil roulant, sans compter qu’il y a souvent beaucoup de monde.

Rassurez-vous, le métro n’est pas le seul moyen de se déplacer dans New York ! Je vous recommande de prendre le bus, que j’ai pris à de nombreuses reprises au cours de mon séjour, sans rencontrer de difficultés. A New York, peu importe la hauteur du trottoir, vous pourrez monter à bord à partir du moment où le bus est accessible. Et l’immense majorité des bus le sont ! (Ce sont ceux qui ont un logo avec un fauteuil roulant). Les véhicules récents à plancher bas possèdent une grande rampe tandis que les véhicules anciens disposent de grandes plateformes élévatrices, et ont un ou deux emplacements pour fauteuil roulant.

bus avec rampebus plateforme

Pour prendre le bus, rien de plus simple. Muni de votre titre de transport, attendez à proximité de l’arrêt en vous mettant bien en évidence pour que le chauffeur vous voit bien. Le chauffeur laisse descendre les passagers avant de faire sortir la rampe. Le chauffeur sort de sa cabine et relève la banquette située à l’emplacement pour fauteuil roulant afin de libérer la place. Vous pouvez alors monter et vous placer à l’emplacement dédié où le chauffeur attachera votre fauteuil (avec le même système que dans les voitures aménagées). Il vous demandera enfin à quel arrêt vous descendez, et vous fera descendre à l’arrivée.

fauteuil dans le bus

attache fauteuil dans bus

 

Juste pour vous prévenir : dans le bus, ça secoue un max. L’état des routes dans Manhattan est assez moyen, avec toute la circulation, sans compter les nombreux travaux.

bus stop

Toutes les lignes de bus sont donc accessibles, bien que tous les bus ne le soient pas. Le plan des lignes de bus de Manhattan est disponible ici. Pour les plans des lignes des autres quartiers, rdv sur cette page.

Pour plus d’informations sur l’accessibilité des transports en commun à New York (en anglais), vous pouvez aller ici.

En taxi :

Les taxis jaunes :

Impossible de faire un article sur les déplacements à New York sans parler des célèbres taxis jaunes. Ils sont vraiment très nombreux, et sachez qu’un certain nombre d’entre-eux sont aménagés pour transporter un fauteuil roulant. Ils sont repérables par un logo spécifique. C’est une solution que je n’ai pas testée, car je n’en ai tout simplement pas eu besoin. Je ne sais pas si un fauteuil roulant électrique aussi imposant que le mien rentre dans tous ces véhicules, mais en tout cas les véhicules américains sont très grands en général.

taxi accessible rampe arrière

taxi accessible rampe coté

Pour réserver depuis Manhattan, il suffit de se rendre sur le site suivant : http://www.accessibledispatch.com/

Il est possible de réserver par téléphone au (646) 599-9999 ou bien directement dans la rue en levant la main au passage d’un taxi aménagé (si vous en croisez un car il n’y en a pas tant que ça).

capot taxi accessible

A New York, le prix des taxis est relativement abordable (réglementé par la loi), et devient intéressant lorsque l’on est nombreux à le prendre. Le prix est le même pour les taxis accessibles, mais il pourra être légèrement plus élevé en raison du temps d’attente supérieur. Comptez environ 30 $ pour un trajet entre la pointe sud de Manhattan et Times Square, soit 10 km.

Uber WAV (Wheelchair Accessible Vehicule) :

Pour se déplacer, voici une autre solution intéressante. Aux Etats-Unis, dans la plupart des grandes villes, la société Uber a mis en place un système de véhicules accessibles pour les personnes en fauteuil roulant : UberWAV.

uber WAV

Je ne l’ai pas testé mais il est très simple de réserver via l’application mobile Uber (avec un réseau Wifi public c’est possible), en sélectionnant WAV dans le type de véhicule (voir l’illustration ci-dessous). Le tarif est le même que pour les véhicules ordinaires d’Uber.

appli uber

 

 

véhicule uber

 

 

Transferts vers et depuis l’aéroport JFK (ou Newark) :

En fauteuil roulant, il est plutôt difficile de se rendre à Manhattan depuis l’aéroport JFK (ou Newark) avec les transports en commun, puisque la distance à parcourir est importante.

Je vous recommande donc de prendre un taxi. Ceci-dit, sachez que vous ne pouvez pas prendre de taxi jaune ni UberWAV depuis l’aéroport (l’inverse est possible cependant).

Pour cela il faut se tourner vers une compagnie privée : il y en a plusieurs et j’ai choisi SuperShuttle. Pour réserver un véhicule aménagé c’est très simple : rendez-vous sur le site internet http://www.supershuttle.com/ , il suffit ensuite de choisir l’aéroport d’arrivée, l’adresse de destination, et de cocher la case « wheelchair lift/ramp required to board ». Après quelques renseignements supplémentaires, vous pouvez régler à l’avance par carte bancaire.

supershuttle

Comptez environ 150 $ pour un trajet entre JFK et le centre de Manhattan, et environ 1 heure. Le tarif est très élevé je vous l’accorde mais c’est une garantie d’arriver sans difficulté, le service est impeccable et les véhicules sont très spacieux, de quoi mettre votre fauteuil roulant électrique, plusieurs passagers et stocker tous vos bagages.

embarquement taxi JFKantoine dans taxi§

Image accueil article

Série d’articles : New York en fauteuil roulant !

Bonjour à tous !

Cela faisait un moment que je n’avais pas publié d’articles. J’ai été bien occupé ces derniers temps par plusieurs projets auxquels j’ai consacré beaucoup de mon temps. Dont la préparation d’un grand voyage sur un autre continent : l’Amérique !

Comme certains d’entre-vous le savent peut-être, je rentre tout juste de New York aux Etats-Unis. Ce fut vraiment une très belle expérience, un véritable rêve éveillé ! Le voyage ne fut pas de tout repos, la préparation de ce voyage a été un travail de longue halène, mais quelle bonheur de découvrir New York et tous ses buildings, moi qui voulait y aller depuis plus de 20 ans ! Une destination que je vous recommande vivement, handicapé ou pas.

Timesquare

Avec un handicap, je sais combien organiser un voyage implique de démarches, de temps passé à chercher des informations sur l’accessibilité (parfois sans résultats), d’organisation et d’anticipation des problèmes qui peuvent survenir, et un surcoût parfois non négligeable. Malgré tout, l’enjeu en vaut la chandelle, tant les voyages peuvent apporter (cf articles). Un voyage à New York vous enrichira l’esprit de souvenirs dont vous vous souviendrez toute votre vie, je vous le garantis.

vue depuis la 5ème avenue

Voici donc une série d’articles sur l’organisation d’un voyage à New York lorsque l’on est en fauteuil roulant, afin de vous aider à réaliser un tel voyage. De nombreux sujets seront évoqués et je ferai tout pour vous apporter des informations aussi fiables que précis, basés essentiellement sur ma propre expérience.

Rendez-vous demain pour le premier article.

vue depuis Liberty Island

logo

Bien s’équiper pour l’hiver

Bonjour à vous,

Cette semaine voici un article de saison pour vous aider à passer la période hivernale dans de bonnes conditions.

Handicap moteur rime bien souvent avec sensibilité au froid, en raison de mouvements réduits. Je vous propose donc ici une série d’équipements chauffants, que j’utilise personnellement, pour ne pas avoir froid, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, et éviter bien des désagréments.

La haute technologie au service du handicap moteur :

  • Les chaussettes chauffantes, une arme redoutable contre le froid

Avec les progrès réalisés sur les batteries ces dernières années, il existe désormais des chaussettes qui non seulement chauffent vraiment et tiennent de longues heures à pleine puissance (pour l’extérieur) ou bien toute une journée au ralenti (à l’intérieur).

Le fabricant d’équipements de Sports d’hiver Lenz propose un modèle intéressant dont j’ai fait l’acquisition il y a quelques mois. Il s’agit d’une paire qui monte jusqu’aux genoux, avec une batterie sur chaque chaussette, qui se clipse directement dessus avec 3 pressions. Il suffit ensuite de les démarrer via le bouton poussoir sur chaque batterie (3 puissances de chauffe), de replier le haut des chaussettes par-dessus, et le tour est joué !

chaussettes-lenz

Et ce n’est pas tout, puisqu’il s’agit de chaussettes connectées ! Il est possible de les piloter et suivre le niveau de charge via Bluetooth directement sur votre smartphone avec une application dédiée (Lenz App), disponible sur Google Play et App Store. Très pratique pour modifier la puissance de chauffe ou mettre en veille sans toucher aux chaussettes, lorsque vous sortez à l’extérieur par exemple.

Concernant l’autonomie, elle varie selon la puissance de chauffage, et est suffisante pour la majorité des utilisations (testé) :

  • 12H à la puissance minimale pour une utilisation à l’intérieur
  • 7H à la puissance intermédiaire pour l’extérieur (température entre 0°C et 15°C)
  • 4H à la puissance maximale pour l’extérieur (température inférieure à 0°C)

Seul bémol, ce petit bijou de technologie a un prix, comptez environ 220€ pour une paire de chaussettes avec ses batteries, le chargeur, avec une housse pour le rangement. Mais c’est un produit de bonne qualité, qui améliorera votre confort en hiver, et peut vous éviter des engelures.

Attention, il est nécessaire d’avoir de la sensibilité dans les membres inférieurs pour les utiliser, afin d’éviter de se bruler avec.

Pour résumer :

Avantages :      

  • Qualité du produit
  • Autonomie
  • Puissance de chauffe
  • Application smartphone

 Inconvénients :

  • Prix
  • Application payante en plus des chaussettes (5€)

Dans le même genre, la marque Lenz propose des gants chauffants et un manteau chauffant (voir ici).

  • Un chauffage électrique soufflant mais silencieux :

Un autre équipement très utile que j’utilise est un chauffage électrique d’appoint pour me réchauffer les mains de temps en temps. Le modèle dont je me sers a la particularité d’être très silencieux (dans la position de chauffe I, soit 1200W), ce qui rend son utilisation plus agréable (Vous n’aurez plus l’impression d’être à côté d’un réacteur d’avion !)

Il comporte 2 puissances de chauffe (1200W et 2400W) et peut aussi faire office de ventilateur pour l’été.

Il est vendu aux alentours de 45€ et c’est un produit de bonne qualité. Je l’utilise depuis plus de 2 ans et il fonctionne toujours (à condition de nettoyer la poussière de temps à autre).

Avantages :

  • Qualité du produit
  • Silencieux

Inconvénients :

  • Consommation électrique

  • Des chaufferettes chimiques réutilisables (réversible)

bouillotes

Une autre solution de chauffage peut servir en complément ou à la place des autres équipements. Il s’agit de chaufferettes chimiques réutilisables ou réversibles. Un produit chimique se trouve à l’intérieur à l’état liquide. On active la réaction chauffante via une pastille métallique à l’intérieur. Le produit se solidifie et c’est parti pour environ 20 min de chauffe. Cela ne dure pas très longtemps mais c’est efficace pour se réchauffer.

Une fois la réaction chimique terminée, il suffit de placer les bouillotes dans une casserole d’eau bouillante pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce qu’elles soient de nouveau à l’état liquide. Elles sont alors prêtes pour une nouvelle utilisation.

C’est toujours pratique d’en avoir une ou deux à proximité lorsque vous revenez de dehors et même sur vous lorsque vous sortez par temps froid. Seul petit inconvénient, il arrive de les déclancher par inadvertance lorsqu’on les manipule.

Les tarifs sont plutôt abordables, comptez 5€ la chaufferette.

Voici un modèle vendu sur Amazon (vendu par 4 ou à l’unité) :

Je souhaite que cela puisse aider certains d’entre vous à avoir plus chaud l’hiver. Si vous utilisez d’autres équipements contre le froid, partager-le avec nous en commentaires.

A bientôt !

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Mes voeux pour 2016 + 1 nouveau voyage

Bonjour à tous,

Je tiens à vous souhaiter une très belle année 2016 ainsi qu’à vos proches ! Que cette année soit remplie de bonheur et moments heureux. En ces moments difficiles que notre pays traverse, il me semble fondamental de garder espoir, rester optimiste et être solidaire, afin de construire un monde meilleur. A travers ce blog, je souhaite y contribuer à mon niveau, en diffusant du positif autour de moi et en aidant les personnes handicapées dans leur quotidien.

Un projet éditorial :

Je suis de retour sur le blog après une période d’absence où j’ai consacré la plupart de mon temps sur un projet important. J’ai en effet été contacté par un éditeur par l’intermédiaire de mon blog en Avril 2015. On m’a proposé d’écrire un livre sur mon quotidien et les solutions que j’ai trouvé pour surmonter mon handicap, mener une vie ordinaire et être heureux. J’ai immédiatement accepté car c’était une formidable opportunité de porter mon message au-delà de mon blog, et un autre moyen d’aider les autres. Je me suis donc lancé dans cette aventure en Juin 2015, en parallèle de mon travail. J’ai consacré tous mes week-ends à ce projet jusque fin Décembre. Il n’a pas toujours été simple de tenir le rythme et ceci explique le peu d’articles publiés durant cette période. La parution de ce livre devrait avoir lieu au cours de l’été, et bien sûr je vous tiendrai au courant !

Un grand voyage en 2016 :

Cette année sera l’occasion de réaliser un rêve que j’ai depuis de longues années, et ce sera aussi un véritable défi pour moi ! Je vais aller en vacances une semaine à New-York, avec toute ma famille. J’ai offert les billets d’avion à mes proches pour faire ce voyage. Ce sera aussi une récompense pour moi, d’avoir accédé à l’emploi et signé mon 1er CDI.

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Néanmoins, avec un handicap comme le mien, prendre l’avion et préparer un tel voyage nécessite beaucoup d’organisation. Je voulais vous faire part des préparatifs de ce voyage. Ceci afin de vous aider si vous êtes en situation de handicap et que vous souhaitez vous y rendre. Aussi pour montrer que le handicap, même lourd, n’est pas un obstacle pour voyager, même à l’autre bout du monde !

1ère étape : Prendre l’avion destination New York (JFK Airport)

La première étape, qui n’est pas la plus simple, c’est d’organiser le déplacement jusqu’à New York, à plus de 6000 km de là ! Suivant les conseils d’autres personnes en fauteuil roulant ayant déjà pris l’avion, il convient de prendre une bonne compagnie aérienne comme Air France ou British Airways. Elles offrent une bonne prise en charge des personnes en situation de handicap. Les tarifs sont plus élevés que les compagnies low-cost, mais c’est une garantie pour le transport de votre matériel et la bonne prise en charge de votre handicap. 

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J’ai donc choisi Air France pour voyager vers les Etats-Unis. La compagnie dispose d’un service d’accompagnement pour les personnes handicapées, le service Saphir, joignable par téléphone (09 69 36 72 77 – prix d’un appel local) ou par mail (mail.saphir@airfrance.fr). Plus d’informations sur le service ici.

Il convient de les contacter avant de réserver vos billets pour savoir si le voyage est faisable. Pour les Etats-Unis, ce sont des avions long-courriers, donc de grande taille, qui peuvent donc transporter tous types de fauteuils roulants. Sachez que dans tous les cas, votre fauteuil roulant voyagera en soute. Des chaises de transport permettent de se déplacer pendant le chargement en soute de votre fauteuil, de se rendre dans l’avion et de s’y déplacer pendant le vol.

Il faut ensuite réserver les billets par internet ou en agence, en précisant que vous avez besoin d’une assistance liée au handicap. Pour me rendre à New-York, j’ai choisi de prendre le train depuis Lyon jusqu’à Roissy puis un vol direct Roissy (CDG) – New-York (JFK). Les billets de train et d’avion sont à réserver directement auprès d’Air France. Pour le déplacement en train, c’est facile à organiser (voir ici). Pour résumer. Départ de Lyon le 2 août 2016 à 9h à la gare de la Part-Dieu. Arrivée à Roissy à 11h. Départ de Roissy à 14h et arrivée à New-York (JFK) à 16h20 heure locale (après 8H20 de vol). J’ai choisi cet horaire pour prendre l’A380 d’Airbus. En plus d’être un avion mythique, il est bien adapté aux personnes handicapées puisqu’il possède des emplacements spécifiques et des toilettes aménagées.

A380

Ensuite, il faut organiser la prise en charge auprès du service d’accompagnement Saphir. Avant de les appeler, vous devez savoir quel matériel vous devez transporter avec vous, en dehors des bagages classiques (valises). La compagnie transporte gratuitement deux équipements (soit un fauteuil roulant électrique et un fauteuil manuel, soit un fauteuil roulant électrique et un autre équipement). Vous devez indiquer les dimensions et le poids de votre fauteuil roulant, ainsi que le type de batterie s’il est électrique (plomb gel, plomb acide, lithium par exemple). Pour les autres équipements, il faut aussi indiquer les dimensions et le poids, ainsi que le type de batterie s’ils en contiennent. Sachez que pour les bagages classiques, vous avez droit à un bagage de 12 kg en cabine et un bagage de 23 kg en soute, par personne. Si cela n’est pas suffisant, vous pouvez toujours prendre un bagage supplémentaire en soute, moyennant un supplément. Dans mon cas, je transporte un fauteuil roulant électrique et un matelas en soute, et deux assistances respiratoires en cabine, sans aucun supplément de tarif, en plus des bagages classiques.

Il est tout à fait possible d’utiliser une assistance respiratoire pendant le vol, considéré comme un bagage en cabine (et donc comptabilisé dans le poids de 12 kg autorisé en cabine). Néanmoins, il n’y pas de prises en classe économique. La batterie doit donc avoir une autonomie supérieure de 50% à la durée du vol (soit 12H30 pour un Paris – New-York).

Sachez enfin qu’il n’y a pas de réduction de tarif pour l’accompagnateur d’une personne handicapée, et que la compagnie est en droit de vous demander d’avoir un accompagnateur suivant votre degré d’autonomie. La compagnie peut également vous demander une autorisation médicale pour voyager dans certains cas.

Voilà où j’en suis dans l’organisation de mon voyage. Il reste tout le voyage sur place à préparer. Mais ce devait être assez simple. Les Etats-Unis sont un pays particulièrement accessible pour les personnes en situation de handicap.

A bientôt !

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Lisez et inspirez-vous !

Bonjour à vous,

Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait d’articles. Il était temps pour moi d’en écrire un nouveau. Mon nouveau job m’a bien occupé cet été et un nouveau projet (que je vous révélerai bientôt) me prend une bonne partie de mon temps libre Je voulais vous partager les livres formidables que j’ai lu ces derniers temps.

Les biographies et autres récits de vie qui peuvent tant nous apporter. J’ai découvert la vie de personnes qui ont connu énormément de difficultés, beaucoup d’adversité et qui en ont fait une véritable force, et sont devenus des individus profondément heureux et épanouis. Cela donne beaucoup d’énergie et de courage pour affronter les difficultés du quotidien. Cela fait prendre conscience que nos problèmes, y compris les miens, ne sont pas grand-chose comparé à ceux que d’autres rencontrent. Vous vous rendez compte qu’il y a toujours des personnes qui ont beaucoup plus galéré que vous, et qui s’en sortent beaucoup mieux que vous. Cela m’a donné moi-même beaucoup d’espoir et de courage, en particulier lorsque je me lance de nouveaux défis. Essayez et vous verrez pas vous-même !

Voici donc ma sélection de livres qui m’ont aidé :

  • Nick Vujicic : « La vie au-delà de toute limites »

Nick est un homme né sans bras et sans jambes. Pourtant, il a une vie extraordinaire. Conférencier, entrepreneur, marié et père de famille, il parcourt le monde entier pour donner de l’espoir et du courage à tous ceux qu’il rencontre. Son message est que l’on peut trouver le bonheur en toutes circonstances, peu importe les difficultés auxquelles la vie nous expose. Nick a énormément souffert durant son enfance, il a même tenté de se suicider. C’est à travers la foi qu’il a trouvé la force de surmonter les obstacles et de faire de son handicap une véritable force. C’est en mettant sa vie au service des autres qu’il a trouvé la joie et le bonheur. Son livre retrace son parcours, sa transformation d’un homme qui souffre en un grand conférencier qui inspire des millions de personnes ! Pour ceux qui connaissent des difficultés dans leur quotidien, handicapé ou pas, croyant ou non, vous ne pouvez pas passer à côté. Personnellement, ce livre m’a donné beaucoup d’énergie et de courage, énormément d’espoir. Je vous le recommande. Vous pouvez aussi découvrir sa chaîne Youtube, avec des vidéos très inspirantes (comme celle-ci)

  • Philippe Croizon : « Plus fort la vie »

Plus connu en France, Philippe a eu un terrible accident à l’âge de 26 ans. Une électrocution qui lui a valu l’amputation des 4 membres. Après d’inconcevables difficultés et des années pour se reconstruire, il se lance dans incroyable défi : relier les 5 continents à la nage, en binôme avec un autre grand sportif. Ce livre relate cette extraordinaire aventure humaine autour du monde. Un récit riche d’enseignements sur le dépassement de soi et de ses limites. Entre coupé par le récit de son effroyable accident et de sa longue reconstruction. Cela montre que l’on peut connaître les pires tragédies et s’en sortir si bien. C’est un livre vraiment inspirant à mettre entre toutes les mains, qui vous fera de surcroît voyager sur les 5 continents. Je vous conseille aussi le second livre qu’il a écrit en plus de celui-ci : « J’ai décidé de vivre ».

Parmi les autres livres que j’ai lu sur le handicap, je vous en conseille 2 autres :

  • Jérôme Adam « Entreprendre avec sa différence » :

Jérôme est devenu aveugle à la suite d’une tumeur. Pourtant, c’est un entrepreneur talentueux et reconnu, avec plusieurs entreprises à son actif. Il livre ici le récit de la survenue de son handicap, comment il a remonté la pente, puis son parcours d’étudiant puis de jeune chef d’entreprise. A découvrir. J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Jérôme Adam il y a quelques mois : Interview : Jérôme Adam, entrepreneur, auteur et conférencier.

  • Eric Grassien « Un homme libre »

Eric est un homme à qui il est arrivé de grands malheurs : enfant de la DASS, il a été percuté par une voiture, lorsqu’il venait d’avoir une petite fille. Un jour, il retrouve sa femme et sa filles décédées. Malgré d’immenses souffrances, il parvient à s’accrocher à la vie et à y trouver un sens à son existence. Il subvient à ses besoins par la vente d’un journal dans différentes gares de Suisse. Dans son livre, il nous fait part de son parcours chaotique, et surtout de sa vision positive de la vie, qui lui a permis de surmonter ses souffrances. J’ai écris un résumé de ce livre sur le blog : ici.

Pour terminer, il y a d’autres biographies dont on ne peut pas passer à côté, tant ces hommes en ont inspiré d’autres et ont impacté le monde. Selon moi, il faut absolument lire les biographies de Mandela et de Gandhi, 2 hommes incroyables qui ont changé le monde, chacun à leur façon.

« Un long chemin vers la liberté » pour Mandela et « Autobiographie ou mes expérience de vérité » pour Gandhi. Eux aussi ont connu des difficultés considérables, des défis colossaux à relever pour accomplir ce que beaucoup considéraient comme impossible. Si la lecture n’est pas ce que vous préférez, regardez les films à leur sujet : « Invictus » pour Mandela et « Gandhi » pour Gandhi.

Voilà, en espérant que cela vous aura donné envie de lire. En vous souhaitant une bonne rentrée.

A très bientôt !